A la fin des années soixante, la législation existante apparaît inadaptée car conçue essentiellement pour enrayer le grand trafic international. Dans la plupart des pays européens, les lois sont revues dans le sens de la répression du petit trafic, et d'une interdiction de l'usage personnel, et d'une limitation de la vente des seringues.
La loi du 31 décembre 1970 aggrave la répression du trafic et instaure une prohibition de l'usage privé de drogues conduisant à une régulation par l'Etat des comportements individuels des citoyens. Elle se veut un rempart contre les comportements déviants. Les usagers sont passibles d'une peine de 2 mois à 1 an de prison et 25 000 francs d'amende. Lors d'une première arrestation, le procureur peut leur enjoindre de se soumettre à un traitement. C'est l'injonction thérapeutique. Ces mesures sont assorties d'une offre de soins. Et ceux qui en font spontanément la demande bénéficient de l'anonymat et de la gratuité. Les premières institutions spécialisées vont naître, réponses souples associatives à un problème spécifique d'autant plus justifiées que la population des toxicomanes semble clairement délimitée avec ses références, ses codes...