En 1965, le Comité d'experts de l'O.M.S. a souhaité "voir substituer au terme de toxicomanie celui de dépendance". Bien que la confusion entre dépendance et pharmacodépendance soit fréquente, il ne faut toutefois pas perdre de vue que l'individu peut être dépendant de bien autre chose qu'un produit et que la dépendance est, dans une certaine mesure, aussi un élément normal auquel est assujetti l'être humain. Il est donc des dépendances dites normales, qui sont de plusieurs ordres : physiologiques (besoins primaires : manger, respirer), sociales (règles de la société), affectives, éducatives.
Toutes ces dépendances sont riches et constitutives de la personnalité, à condition qu'elles ne deviennent pas aliénation et réduction. Si tel est le cas, la dépendance devenue excessive enferme le sujet lui interdisant l'accès à ses désirs propres. Enfin, il est des dépendances dites "pathologiques" qui mutilent l'individu. Tel est le cas de la pharmacodépendance.