L'histoire des classifications nous montre leur nécessaire révision au cours du temps. C'est en 1845 seulement qu'apparaît la première étude sérieuse sur le haschisch avec l'ouvrage très descriptif de MOREAU de TOURS. On doit citer ensuite ERNST VON BIBRA qui étudie l'amanite, puis GEORG NOEL DRAGENDORFF qui s'attache à caractériser les principes actifs de nombreuses drogues végétales, et surtout les noms de KRAEPELIN et de son élève LEWIN, ce dernier proposant une classification encore partiellement valable aujourd'hui. Les classifications successives de DELAY et DENIKER nous rappellent la nécessaire évolution des classifications. Depuis QUEBEC en 1967, les substances psychoactives capables de provoquer une déviation de l'activité mentale et dont la plupart entraînent au moins une dépendance psychique sont considérées comme des substances psychodysleptiques. Parmi ces substances, on trouve les hallucinogènes, les stupéfiants, les enivrants, les hypnotiques, les délirogènes et les psychoanaleptiques. Mais ces 6 groupes peuvent être réduits selon 4 dimensions principales : les euphorisants (groupe morphine), les sédatifs (groupe barbiturique, alcool), les hallucinogènes (LSD) et les stimulants (groupe amphétamine). Beaucoup de produits peuvent être classés dans ces différents groupes (cocaïne, ecstasy...).