Le phénomène des conduites à risques est étroitement lié à l'âge. En moyenne 15 % des 11-19 ans ont fait usage d'une drogue illicite au moins une fois. En revanche, à l'âge de 18 ans ce chiffre s'accroît : 22 % des filles et 38 % des garçons. Les variables socio-démographiques jouent peu mais la vie relationnelle et le mode de vie ont une valeur discriminante : on distingue un groupe à haut risque constitué de jeunes qui "sortent" (vont au café, en boîte, traînent dans les rues) et expriment leur insatisfaction au sujet de l'école ou de la famille et un groupe à faible risque où les jeunes ne "sortent" pas et expriment une satisfaction scolaire et familiale.
La prévention de la toxicomanie recouvre tout ce qui peut être entrepris pour empêcher lusage de substances toxiques (alcool, tabac, drogues) ou pour en réduire la consommation. Si prévenir consiste à empêcher que le drogable daujourdhui devienne le drogué de demain, la prévention ne consiste-t-elle pas également à empêcher que le jeune usager occasionnel de bière et dectasy continue sa pratique ?
Dans la réalité, il est important de parvenir à déceler chez les jeunes quels sont les facteurs de risques qui vont le conduire à la demande de produits toxiques, et didentifier les symptômes.
Ces facteurs sont communs à dautres troubles rencontrés chez les jeunes : tabagisme, alcool, délinquance, violence, conduites suicidaires, conduites addictives en général...